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Dernière mise à jour: 7 mai 2008
Fiches d'animation sur l'eucharistie
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Jésus Christ, un passionné pour la vieL’Eucharistie, une passion de Jésus Christ…
pour son Père
[27 avril 2008]

Jésus Christ, un passionné du Père
« C’était en mon coeur comme un feu dévorant » (Jr 20,9)


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Sommaire

Jésus Christ, un passionné de la Parole
Parole biblique
Réflexion sur l'eucharistie
Moment de prière et de réflexion
Chant proposé
Pour la suite des jours

Jésus Christ était un homme passionné pour son Père. Il vivait en communion profonde avec lui, « tourné vers lui », nous dit le premier verset de l’évangile de Jean (Jn 1,1). Comme si Jean voulait nous laisser voir clairement que c’était l’attitude habituelle de Jésus : être tourné vers son Père.

Jésus était tourné vers son Père non pas dans la crainte de ce qu’il pouvait penser, ou le sentiment d’être contrôlé, jugé par lui. Ce n’était pas non plus un sentiment de culpabilité qui l’habitait. Tout l’évangile nous laisse voir que Jésus était tourné vers son Père dans l’action de grâce. En présence de la foule rassemblée pour entendre sa parole, Jésus prend les pains et les poissons et il rend grâce (Mt 15,36). Devant le tombeau de Lazare, son ami, Jésus rend grâce au Père de l’avoir exaucé (Jn 11,41). Un jour, il se montre très surpris que, des dix lépreux guéris, un seul soit revenu pour rendre grâce (Lc 17,18). Jésus s’émerveille aussi devant l’ouverture des tout-petits à son message : en écoutant les disciples raconter leur expérience de mission, il se tourne spontanément vers son Père pour le louer et lui rendre grâce (Lc 10,21).

Son attitude entraîne aussi la foule qui l’accompagne à rendre grâce à Dieu.  Souvent les évangélistes mentionnent que la foule est émerveillée de ce qu’il accomplit et qu’elle rend gloire à Dieu : après la guérison d’un paralysé (Lc 5,25), la résurrection du fils de la veuve de Naïm (Lc 7,16), la guérison de l’aveugle de Jéricho (Lc 18,43). Même le centurion romain après la mort de Jésus se tourne vers Dieu pour lui rendre gloire (Lc 23,47).

Cette reconnaissance continuelle, Jésus a voulu la signifier d’une façon spéciale, unique, en rendant grâce sur le pain et le vin lors du dernier repas avec ses disciples, la veille de sa mort. Symboliquement, c’est sur son corps et son sang, sur sa vie tout entière, qu’il rend grâce à son Père.

À la fin de sa vie, tout comme au début, Jésus se reçoit du Père et s’offre à lui dans l’action de grâce.


Jésus Christ, tourné vers son Père dans l’action de grâce

  1. Si nous avions à dessiner cette attitude de Jésus envers son Père, qu’est-ce que nous aimerions faire ressortir?
  2. Dans notre vie personnelle, quelles sont les circonstances qui font monter en nous cette même attitude de Jésus? (la beauté d’un paysage... une main tendue pour aider... une fête familiale...)
  3. Quel visage prend alors le Père pour nous?

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Parole biblique

Institution de l’eucharistie (Lc 22, 14-20)

Institution de l'eucharistieLors du repas de la Pâque juive, Jésus sent bien que l’étau se resserre autour de lui. Les autorités juives veulent l’arrêter pour le faire mourir. Bien conscient de la gravité de la situation, Jésus ne se laisse pas emporter par la peur. C’est encore l’action de grâce qui l’habite et son geste va se prolonger de lui jusqu’à nous comme une eucharistie jamais achevée.

Et quand ce fut l'heure, il se mit à table, et les apôtres avec lui.

Et il leur dit : « J'ai tellement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.
Car, je vous le déclare, jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu. »

Il reçut alors une coupe et, après avoir rendu grâce, il dit : « Prenez-la et partagez entre vous.
Car, je vous le déclare : Je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne jusqu'à ce que vienne le Règne de Dieu. »

Puis il prit du pain et, après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna en disant : « Ceci est mon corps donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Et pour la coupe, il fit de même après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang versé pour vous. »


  1. De quoi, d’après nous, Jésus a-t-il rendu grâce à son Père avant de donner le pain (son corps), le vin (son sang), avant de se donner lui-même?
  2. Comment pensons-nous que Jésus a vécu ce geste? Qu’est-ce qui l’habitait intérieurement?

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Réflexion sur l’eucharistie

L’eucharistie, action de grâce de Jésus à son Père

Comme nous venons de le voir, Jésus a vécu toute sa vie dans l’action de grâce. C’était son attitude habituelle avec son Père. Avant de mourir, il a rassemblé tous les moments de sa vie dans un grand geste d’action de grâce.

« Prenant le pain, il rendit grâce ».

Le pain, symbole de toutes ses rencontres, bonnes comme du bon pain, de ses longues marches sur la route où la faim s’était souvent fait sentir... Symbole de ses fatigues, de ces soirs où il était rentré rompu par les foules affamées de sa parole, brisé par l’incompréhension qui s’était creusée. Le pain, son corps, sa vie partagée pour tous, il le prend dans ses mains, le regarde, lentement, silencieusement. Puis il rend grâce à son Père. Sa vie, c’est lui qui la lui a donnée.

« Prenant la coupe de vin, il rendit grâce ».

Le vin, symbole de la joie, de la fête, de ces moments où en le partageant s’étaient soudées de belles solidarités. Mais aussi le vin de la souffrance, de la solitude. Celui qui avait parfois le goût amer des refus, des luttes de pouvoir, de la haine et de la trahison. La coupe de vin, Jésus la prend dans ses mains, il la regarde jusqu’au fond. Elle est devant lui comme le sang qui coule dans ses veines. Alors, en toute conscience, il se tourne vers le Père et lui rend grâce. Ce vin, c’est aussi la vie, la sienne comme la nôtre. Malgré ses difficultés, elle est don du Père.

« Père, je te rends grâce ».

Quelle belle relation entre le Père et le Fils! Tout est reçu, tout est accueilli, tout est donné dans un grand merci.


Eucharistie

  1. Faire eucharistie, c’est vivre dans l’action de grâce pour la vie que le Père nous donne, avec ses joies, ses difficultés, ses tendresses, ses peines...

  2. Faire eucharistie, c’est aussi, entraînés par Jésus, partager dans l’action de grâce notre pain et notre vin avec tous ceux et celles qui trouvent leur pain trop dur, leur vin trop amer.

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Moment de prière et de réflexion
  1. Qu’est-ce qui nous rejoint dans cette réflexion? Qu’est-ce que nous voulons garder dans la mémoire de notre coeur?

  2. Prévoir un petit pain et une coupe de vin pour chaque personne.

  3. Remettre d’abord un pain à chacune.
    Dans un long moment de silence, un pain entre les mains, comme Jésus rendre grâce au Père pour le pain de notre vie.

  4. Remettre une coupe de vin à chacune.
    Dans un long moment de silence, la coupe de vin entre les mains, comme Jésus rendre grâce au Père pour le vin de notre vie.

  5. Prendre conscience, par la suite, que c’est sur le pain et le vin de tous les êtres humains qu’à chaque célébration eucharistique Jésus continue de rendre grâce à son Père.
Chant proposé :

Tout pour la gloire de Dieu (Robert Lebel – À toi mes hymnes)

Pour la suite des jours
    Disciples d'Emmaüs
  1. Au fil des jours, faire eucharistie en rendant grâce pour notre vie, les événements de joie, de paix, comme pour les situations plus difficiles, plus souffrantes : « Père, je te rends grâce ... »

  2. Unir ces moments d’action de grâce à tous ceux que vivent d’autres personnes de notre entourage, de notre monde. L’eucharistie devient ainsi une action de grâce universelle.

  3. Faire eucharistie en nous émerveillant de tout ce que Dieu fait pour   nous et en le révélant aux personnes de notre famille, de notre milieu.

  4. La célébration eucharistique dominicale est une grande action de grâce. Chaque dimanche, comme croyants et croyantes, nous sommes conviés à nous rassembler pour rendre grâce au Père par le Christ, avec lui et en lui. En nous unissant ainsi à tous les catholiques du monde, nous ouvrons notre humanité à l’accueil du don de Dieu et nous la faisons ainsi participer à son grand courant d’amour.

Diocèse de NicoletCes fiches ont été produites grâce à une contribution de la Fondation pastorale du diocèse de Nicolet.

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