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Notre foi n’est pas coutume, c’est une flamme à partager!

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La campagne 2018 de la Fondation pastorale du diocèse de Nicolet a été lancée jeudi soir, 24 mai dernier, alors qu’environ 150 personnes étaient réunies à la cathédrale de Nicolet pour clore, avec Mgr André Gazaille et son équipe diocésaine, la grande visite pastorale qui s’est terminée ce printemps. Dans la culture actuelle, nous savons très bien que «notre foi n’est pas coutume…» C’est pourquoi le thème de cette campagne nous rappelle que c’est maintenant à nous, la communauté des chrétiennes et des chrétiens, de partager notre flamme avec le monde.

C’est dans un réel esprit d’engagement que des personnes de partout, au Centre-du-Québec, ont répondu à l’invitation de la Fondation pastorale du diocèse de Nicolet, à venir célébrer et cueillir les fruits de la visite pastorale de l’Évêque. Celui-ci en a profité pour dresser un bilan de santé de l’Église diocésaine, après avoir vu et entendu la réalité de tous les milieux au cours des deux dernières années. Au début de cette soirée, Mgr Gazaille a fait des constats plus ou moins rassurants, selon les régions, concernant l’état du bénévolat, de la formation à la vie chrétienne, des ressources humaines, de la participation des jeunes à la vie de la communauté, des finances paroissiales et des diverses réalités qui affectent la mission.

«Dans la plupart des milieux, il y a des gens engagés et très convaincus, fidèles à leur tâche, qui font en sorte que la paroisse fonctionne», s’est-il réjoui. Selon Mgr Gazaille, une paroisse qui peut compter sur un bon nombre de bénévoles est une paroisse en santé. Toutefois, les ressources consacrées à la catéchèse des jeunes ou à l’accompagnement de groupes d’adultes qui désirent approfondir ou célébrer leur foi sont très variables, d’un milieu à l’autre. C’est l’une des raisons qui rendent le soutien de la Fondation pastorale nécessaire à la poursuite de la mission, surtout dans les paroisses moins bien nanties.

Besoin d’être initiés, accompagnés et soutenus dans la foi

La Fondation pastorale du diocèse de Nicolet permet à l’Église diocésaine d’avoir, sur le terrain, des femmes et des hommes allumés par l’amour du Christ et formés pour le faire connaître. «Les personnes engagées dans nos communautés chrétiennes ont recours à beaucoup de créativité afin de partager l’amour de Jésus Christ dans nos milieux», assure Mgr André Gazaille. «Des jeunes comme des adultes cherchent à connaître cette Parole qui fait vivre, cette espérance qui pousse à s’engager pour un monde plus humain. Des croyants qui se sentent seuls souhaitent tout simplement trouver des communautés rayonnantes pour partager leur foi et la célébrer», poursuit-il. C’est à ce besoin d’être initiés, accompagnés et soutenus dans la foi chrétienne que répondent les intervenants pastoraux du Centre-du-Québec, avec l’appui de la Fondation pastorale du diocèse de Nicolet.

Pour madame Patricia Lambert, directrice générale de la Fondation pastorale, la finalité des sommes investies dans les projets pastoraux du diocèse ne fait pas de doute: «En proposant des groupes de prière, des enseignements bibliques, des camps axés sur la découverte de Dieu, des parcours de catéchèse adaptés aux réalités des familles, des ressourcements pour les couples, nous déployons toutes nos ressources pastorales pour partager la flamme de notre foi avec les gens d’ici». La Fondation pastorale du diocèse de Nicolet soutient ces projets, que ce soit par l’entremise de la formation du personnel ou par un appui financier aux paroisses qui embauchent des agentes et des agents de pastorale. La Fondation est aussi le principal bailleur de fonds pour le fonctionnement des Services diocésains de pastorale qui mettent en œuvre une vision et coordonnent l’action pastorale, dans le but de favoriser la vitalité missionnaire des paroisses.

Des donateurs moins nombreux

L’objectif de la collecte 2018 a été fixé à 200 000 $. L’an dernier, la campagne de la Fondation pastorale a permis de recueillir, auprès des donateurs, 184 856 $. Ce qui est relativement peu, faut-il observer, si on considère que l’aide financière accordée en pastorale, cette même année, s’est élevée à 391 300 $, soit plus du double. «Les sommes investies depuis la création du premier Fonds de pastorale en 1996, devenu en 2006 la fondation incorporée que nous connaissons, nous permettent encore d’assurer un niveau d’activité plus grand que ce que nos campagnes génèrent, ces dernières années», explique madame Lambert. En 2013, la campagne de la Fondation avait permis d’amasser la somme record de 271 000 $, pour une moyenne de 209 000 $ par année, ces 7 dernières années.

Ce qui affecte les résultats de la campagne annuelle, c’est principalement la diminution du nombre de donateurs, d’année en année; on constate en effet que les dons moyens oscillent, bon an mal an, entre 90 $ et 110 $. Par contre, le nombre de dons accuse un recul constant, étant passé sous la barre des 2000 contributeurs pour la première fois en 2017. «Pour une cause comme la nôtre, on peut comprendre facilement que cela est dû au vieillissement et, éventuellement, au décès des personnes qui ont toujours cru à l’importance de perpétuer la foi chrétienne au bénéfice de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Ces gens ont manifesté leur désir de partager leur flamme en soutenant la Fondation de leur diocèse, et nous leur en sommes très reconnaissants», souligne Patricia Lambert.

Un défi missionnaire

Le défi de la Fondation est très clair, estime Patricia Lambert: «C’est de convaincre d’autres personnes – et j’oserais dire davantage de personnes plus jeunes – que la mission nous concerne toutes et tous. Comme chrétiennes et chrétiens, c’est une responsabilité collective que nous partageons de faire rayonner la flamme qui nous habite. Parce que notre foi n’est pas coutume», ajoute-t-elle, faisant allusion au thème de la campagne.

Mgr André Gazaille abonde dans le même sens: «Nous avons à développer le sens de l’appartenance à notre communauté chrétienne, à faire en sorte qu’elle soit vivante et qu’elle joue son rôle d’être lumière dans le monde», dit-il. «C’est pourquoi il faut se donner des structures et des moyens pour faire connaître Jésus Christ, pour permettre aux jeunes et aux moins jeunes de découvrir l’amour inconditionnel de Dieu, le sens de l’engagement et de l’entraide dans la famille humaine, l’importance de prendre soin de la Création et la joie profonde qui découle de la vie chrétienne», ajoute l’évêque.

Plusieurs façons de donner

La Fondation pastorale du diocèse de Nicolet distribuera prochainement 40 000 lettres de sollicitations dans la région, en plus des 4000 adressées aux personnes ayant déjà contribué. Ce document comporte un rabat détachable destiné à faire un don mensuel par prélèvement bancaire ou à joindre à votre don ponctuel. Le dépliant est aussi disponible dans toutes les paroisses. On peut également faire un don en ligne, sur une page sécurisée, en se rendant sur le site du diocèse de Nicolet. D’autres options peuvent être envisagées, notamment en ce qui concerne les dons planifiés par testament, par une assurance-vie ou une rente de bienfaisance. «Pour un don planifié, nous prenons le temps qu’il faut pour en discuter, expliquer tous les avantages et choisir la planification qui convient le mieux à votre situation», souligne Patricia Lambert, directrice générale. Toutes ces options sont énumérées sur le site Web du diocèse de Nicolet, en cliquant sur l’icône «Faire un don».

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