Publié le 3 juin 2014

La pastorale

Jasmine Sainte-Marie
Le Mouton Noir*

À mon arrivée au Cégep, je me suis tout d'abord retrouvée dans un endroit... Un lieu où je pouvais tranquillement bouquiner ou faire mes travaux sans vraiment déranger qui que ce soit. De plus, je désirais un endroit où je n'aurais pas à murmurer pour travailler puisqu'il m'arrive parfois de réfléchir tout haut lors de mes travaux, ce qui peut être très dérangeant à la bibliothèque. Étant donné le fait que la pastorale, petit local convivial et aéré, me donnait un petit milieu tranquille, j'ai commencé à me rendre régulièrement à la pastorale, tentant de me faire toute petite pour éviter de déranger ceux qui se recueillaient également sur place. C'est là que l'aventure a pris son envol!

En effet, j'ai fait une véritable découverte personnelle dès mon entrée dans la pastorale. Alors que je m'isolais moi-même ou que les autres me repoussaient parce qu'ils me sentaient différente, j'étais très craintive de me rapprocher d'autrui. Le Cégep représentait à mes yeux une nouvelle opportunité de me faire des amis et de me développer sur le plan social ou une autre épreuve que ma vie laissait sur mon chemin. Or, c'est la première option qui s'est produite, me comblant de joie.

Je me suis retrouvée dans un milieu totalement différent, parmi des gens qui devinrent rapidement mes amis, aussi semblables qu'hétéroclites. Je leur ressemblais, j'avais des goûts un peu spéciaux qui, loin de m'éloigner d'eux, me rapprochèrent encore davantage de ces derniers. Je ne me sentais plus seule : ces amis me comprenaient, m'appuyaient, m'encourageaient et me faisaient sentir que j'avais enfin trouvé une place dans le monde. Je me suis rapidement intégrée à ce groupe de plus en plus grand de gens. Ils devinrent une seconde famille pour moi et une nouvelle raison que j'avais de me rendre à l'école, outre le fait d'apprendre : la gang de la pasto était née... et j'en faisais partie intégrante.

Dans les moments les plus difficiles comme dans les moments les plus heureux, la gang était avec moi, me soutenant et me faisant sentir qu'en cas de besoin, ils seraient toujours là pour l'un des leurs. Ce groupe, composé d'étudiants de tous les milieux socioéconomiques et de tous les programmes de niveau collégial, ayant chacun une histoire, des passions et des buts, s'est soudé et, au fur et à mesure que le temps a passé, nous sommes devenus presque inséparables. Cet esprit de communauté, de solidarité et d'acceptation a radicalement transformé ma vie et, alors que la fin de mes études collégiales approche, c'est avec regret que je quitte cette gang, mais seulement de corps. En effet, je suis sûre que, peu importe la distance, la gang de la pasto existera pour toujours et à jamais et que je serai encore avec eux, malgré mon départ!

En conclusion, outre le milieu convivial de la pastorale, un autre aspect rend encore plus spécial cet endroit : le service de la vie spirituelle et communautaire du Cégep s'y trouve, animé par Cathia Leduc et Doris Gagné. Sans elles, cet endroit ne serait tout simplement pas le lieu de rencontre et d'amitié que l'on connaît aujourd'hui. Si je peux dire une dernière chose en terminant cet article, qui sera parmi mes ultimes lignes en tant que chroniqueuse au Mouton Noir, je souhaite remercier la pastorale et tout ce qu'elle a pu m'apporter dans ma vie. Merci mille fois!

 

* Le Mouton Noir est le journal étudiant du Cégep de Drummondville. Cet article a été publié dans le numéro d'avril-mai 2014.



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