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La beauté du sacerdoce
[3 septembre 2009]

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par Huguette Le Blanc
Directrice nationale des OPM

Parler du sacerdoce, c’est parler de la vie, toute simple et si belle de milliers de jeunes qui, à travers le monde, ont grandi comme tous les autres, ont joué avec leurs camarades, ont ri, ont chanté et ont dansé eux aussi.

Parler du sacerdoce, c’est parler de cœurs capables de s’aventurer dans l’invisible, capables de voir au-delà des apparences la beauté qui s’y tient et qui ne demande qu’à fleurir.

Parler du sacerdoce, c’est parler de la capacité d’entendre, à travers les multiples voix du monde, la voix de Dieu. Non pas une voix, mais un silence qui s’avance comme un fleuve d’amour et qui se fait appel pressant : « Viens, suis-moi... »

Parler du sacerdoce, c’est parler d’un désir fou, inexplicable avec des mots, de répondre à cet appel secret. C’est parler d’un saut prodigieux dans la confiance. C’est risquer sa vie dans ce qui paraît folie aux yeux des hommes, mais, heureusement, sagesse aux yeux de Dieu.

Parler du sacerdoce, c’est parler d’un abandon à la volonté du Seigneur... parce que l’on ne sait pas à vingt ans ce que c’est que d’être prêtre. Toute une vie ne suffira d’ailleurs pas à l’apprendre. C’est s’abandonner totalement à cette volonté, tout en sachant qu’il n’est pas possible de se hisser au-dessus de notre condition humaine. C’est s’abandonner comme homme fragile et pécheur entre les mains de son Rédempteur afin que, devenu serviteur du Serviteur par excellence, le Vivant à jamais puisse parler à ses enfants, les toucher et les sauver.

Parler du sacerdoce, c’est parler de paternité. C’est devenir père non dans une famille régulière, mais le devenir de rencontre en rencontre. C’est se faire écoute et compassion lorsque ses enfants de tous âges se réjouissent ou souffrent. C’est être accueil afin qu’ils sachent retrouver, même dans le brouillard et l’opacité de la nuit, le chemin de la maison. C’est se tenir prêt, dans la prière et la compassion du cœur, à porter, comme Simon de Cyrène, leurs croix du jour.

Parler du sacerdoce, c’est parler du service, car on ne devient pas prêtre pour soi, mais pour les autres. Pour tous les autres, qu’importe les races, les cultures, les choix de vie. Le prêtre est en tenue de service aussi bien pour l’enfant que l’on présente au baptême que pour le mourant qui passe à la Joie.

Parler du sacerdoce, c’est parler de la dignité et de la grandeur de la vie humaine. C’est parler de la joie qui s’offre sans cesse et qui ne demande qu’à être mangée aux Tables de la Parole et du Pain.

Parler du sacerdoce, c’est parler de nos frères prêtres et une année, c’est bien peu pour les remercier et leur rendre hommage. Alors, pendant cette saison estivale, pourquoi ne pas leur offrir des fleurs? Des fleurs comme un MERCI, comme une reconnaissance pour le don de leur vie. Pas des fleurs pour orner l’église lors des mariages ou des funérailles... Non, des fleurs juste pour eux.

À travers tant d’indifférence et d’incompréhension, ces fleurs auront un parfum particulier, un parfum qu’ils ne pourront oublier.


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