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Communiqué


Publié le 5 avril 2017

 


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Communiqué


Lettre pastorale de Mgr Gazaille à mi-mandat

L'Évêque recadre les défis pour avancer dans le passage missionnaire

NICOLET, LE 5 AVRIL 2017 – L'Église diocésaine de Nicolet poursuit son avancée dans le passage missionnaire. C'est pour y insuffler un nouvel élan que Mgr André Gazaille, évêque de Nicolet, a publié une lettre pastorale – sa deuxième en trois ans à ce sujet – destinée à tous ses collaborateurs et collaboratrices en pastorale. Ce document recadre les défis à relever ensemble, au cœur de cette mutation profonde que traversent toutes les communautés chrétiennes dans le monde occidental.

Parmi les éléments que l'Évêque fait ressortir dans sa lettre, on trouve des orientations sur les pratiques pastorales qui doivent favoriser la croissance de l'identité chrétienne au niveau de la personne et de la communauté, les conduisant à l'action missionnaire. Cette lettre insiste aussi sur la nécessité d'un nouveau type de leadership pastoral orienté vers ce passage missionnaire. Tout cela est détaillé dans un texte d'une dizaine de pages qui sera suivi, d'ici peu, d'un Guide d'action pastorale couvrant les différents champs de la mission.

Le contexte de sortie de chrétienté

Au Québec, l'Église catholique a longtemps évolué dans un contexte où l'adhésion à la foi chrétienne allait de soi. La question missionnaire ne se posait pas, sauf dans les pays éloignés, et la transmission de la foi semblait se faire tout naturellement. Cette structure socioreligieuse s'est estompée lentement mais sûrement – c'est ce qu'on appelle la sortie de chrétienté – alors que l'adaptation des approches pastorales n'a pas suivi le même rythme. Un important décalage existe aujourd'hui «entre la vie des gens et nous qui voulons annoncer cette Bonne nouvelle de l’Évangile du Christ qui transforme toute vie humaine», indique la lettre pastorale. «Le monde a changé, nous devons, à notre tour, nous convertir personnellement et collectivement – changer nous aussi dans nos manières d’être et de faire.»

Ce constat, il a été fait depuis longtemps dans les milieux ecclésiaux et Mgr Gazaille observe que le passage est engagé, mais qu'il reste du chemin à parcourir. «Devenir une Église en sortie ce n’est pas facile à faire, à vivre, reconnaît-il d'emblée. On peut en parler longtemps et ne rien faire… ou pire encore, croire qu’on le fait déjà parce qu’on a mis un peu de vernis sur nos pratiques de chrétienté. Moi le premier, à titre d’Évêque et, chacun et chacune de vous, avons à nous convertir dans nos manières de faire.»

Des changements en profondeur

En effet, un tel passage missionnaire ne peut être que structurel ou cosmétique. Par exemple, la lettre pastorale de Mgr Gazaille note qu'il y a eu une première phase de réaménagement pastoral presque complétée, les paroisses étant passées, en 10 ans, du nombre de 85 à 27. Ce réaménagement a été suivi, en 2015, de la publication d'une lettre pastorale à tous les baptisés ainsi que d'un guide pour les responsables pastoraux. «Lorsque j’ai promulgué le Guide pastoral pour favoriser le passage missionnaire de la paroisse, j’indiquais déjà des aspects essentiels sur lesquels il nous fallait travailler pour les prochaines années: l’unité et la proximité. Ce sont deux grands défis à relever. Sans unité et sans proximité, la nouvelle paroisse risque de devenir une structure vide, sans capacité missionnaire!», rappelle-t-il.

Ces défis sont toujours présents, remarque l'Évêque. L'unité des nouvelles paroisses est souvent fragile, ce qui provoque la tentation du repli sur soi. Quant à la proximité qui doit être cultivée dans la communauté locale, elle est par moment menacée par le désir de tout centraliser. À travers cet équilibre fragile, la nécessité de se réaligner comme une «Église en sortie» ou tous les baptisés répondent à un appel missionnaire est parfois négligée. «Il y a de beaux fruits d’unité, de travail ensemble et de mise en commun des ressources. Mais peu a été fait pour favoriser le passage à une Église plus missionnaire», écrit Mgr Gazaille dans la troisième partie de sa lettre pastorale.

Dans la foulée, il annonce donc la création d'unités pastorales composées de deux nouvelles paroisses (ou plus) et qui seront confiées à une équipe pastorale diversifiée; ce faisant, l'Évêque exclut, pour le moment, tout recours à de nouvelles fusions administratives pour les paroisses déjà regroupées. «La mise en place de ces unités pastorales se fera graduellement. Or, ce qui est essentiel pour le moment c’est de travailler ensemble au défi du tournant missionnaire tel qu’énoncé dans la présente lettre pastorale», insiste-t-il.

Les équipes pastorales auront donc de nouveaux défis à relever sur des territoires plus vastes, ce qui implique nécessairement que des baptisés laïcs, dans les différents milieux, soient accompagnés pour déployer leur appel missionnaire, chacun selon ses charismes. «Une grande mission nous est confiée personnellement et communautairement par le Christ. Nous devons la vivre avec foi, amour, espérance et persévérance», affirme avec conviction Mgr André Gazaille à celles et ceux qui, dans l'Église de Nicolet, collaborent à sa charge pastorale.

Une étape charnière

Le document dont il est question a été présenté à l'ensemble du personnel pastoral le 22 mars dernier, lors d'une journée où étaient convoqués tous les prêtres, agentes et agents de pastorale, les diacres permanents et leur épouse ainsi que les autres personnes collaboratrices à la pastorale dans les milieux. On y annonce déjà une tournée dans trois régions du diocèse ce printemps afin de présenter, cette fois, un Guide d’action pastorale qui aidera chaque milieu à élaborer son plan d’action pour la prochaine année de manière plus concrète.

Missionnaire, qu'est-ce à dire?

Pour les chrétiennes et les chrétiens, il y a deux facettes inter-reliées à l'identité de baptisé: celle du disciple et celle du missionnaire. Être disciple, c'est suivre le Christ et l'imiter; à son contact, le chrétien devient une personne de plus en plus libre, debout et féconde. Être missionnaire, c'est partager la joie profonde que cette relation fait vivre, un amour qui donne de l'élan et qui porte du fruit dans le monde.

Pour l'Évêque de Nicolet, cette lettre pastorale intervient dans la dernière étape de son ministère d'Évêque à Nicolet, puisqu'il y a un peu plus de cinq ans qu'il y sert comme pasteur et qu'il a célébré son 70e anniversaire en 2016. À 75 ans, tous les évêques sont tenus de se retirer de leur charge pastorale diocésaine. «On pourrait croire que je vais mettre la pédale douce et me résigner à terminer mon mandat d’évêque sans trop faire de vagues. Ce qui serait contraire à l’exercice de mon leadership épiscopal», précise-t-il d'ailleurs dans la conclusion de son texte.

Il poursuit en évoquant sa devise épiscopale: « L’amour du Christ me presse à agir et à ne pas rester dans l’attente. Je crois sincèrement que nous pouvons faire ensemble le choix d’avancer dans le passage missionnaire et de nous soutenir face aux défis qui se dressent devant nous pour concrétiser pastoralement ce tournant missionnaire. »

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Source :

Jacinthe Lafrance
Service des communications - Diocèse de Nicolet
819 293-6871, poste 421 ou communications@diocesenicolet.qc.ca

Le texte intégral de la lettre pastorale Pour avancer dans le tournant missionnaire se trouve sur cette page:
http://www.diocesenicolet.qc.ca/eveque/lettre_pastorale_mars_2017.pdf


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