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Communiqué


Publié le 1er décembre 2015

 


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Communiqué


Crèches en fête aux couleurs du temps

«Je suis l’enfant syrien»

CrècheNicolet, le 30 novembre 2015 – Année après année, depuis l’an 2000, des crèches sont dressées par dizaines au bord de la rue, sur les parterres des maisons, dans la région de Victoriaville. L’activité s’appelle «Crèches en fête». L’évêque de Nicolet, Mgr André Gazaille, souhaite maintenant étendre l’invitation des «Crèches en fête» à l’ensemble du territoire diocésain, soit dans tout le Centre-du-Québec. Chaque année, l’abbé Gérard Marier propose aux chrétiens de donner à cette activité les couleurs du temps. À l’approche des Fêtes de 2015, l’actualité nous rappelle que la famille de la crèche n’est pas bien différente des milliers de familles syriennes qui cherchent à trouver un refuge de liberté et de sécurité dans des pays d’accueil comme le nôtre. C’est pourquoi l’instigateur de cette activité propose d’inscrire, au-dessus ou dans la crèche: «Je suis l’enfant syrien échoué sur une plage de Turquie» (Jésus).

Le texte qui suit présente la réflexion de l’abbé Gérard Marier qui soutient cette invitation :

«Y a-t-il une relation entre l’enfant syrien, Aylan Kurdi, échoué sur une plage de Turquie, au matin du 2 septembre dernier, et l’enfant juif de Palestine, Jésus, emmailloté et couché dans une mangeoire, il y a plus de 2000 ans à Bethléem? Y a-t-il, pour nous, un rapprochement à faire entre les deux bambins?

La mort de l’un et la naissance de l’autre, dans des conditions extrêmes, ont suscité beaucoup d’émotions dans le monde entier, le premier ayant été rejeté par la mer et le deuxième par l’hôtellerie et les habitants de Bethléem. L’un et l’autre sont sans patrie, leurs parents sont en chemin; ce sont des familles migrantes. Peu de temps après sa naissance, la famille de Jésus sera elle aussi en fuite, pour échapper à la violence d’un tyran…

Le sort des deux enfants provoque des questions existentielles chez leurs parents. Celui du jeune syrien a soulevé l’interrogation dramatique dans le cœur de son père, seul survivant de cette famille en quête de liberté: “Qu’est-ce qui me reste en ce monde? J’ai payé le prix le plus élevé”, a-t-il dit. Quant à Marie, elle a cherché le sens des événements entourant la naissance de son fils.

Les deux enfants sont l’un et l’autre des icônes: le premier, celle du désastre humanitaire provoqué par une guerre civile en Syrie qui a fait 250 000 morts depuis quatre ans; le second, l’icône de la paix sur terre pour les femmes et les hommes bien-aimés de Dieu.

Les deux sont identifiés à une religion: Aylan Kurdi est associé à l’islam par la force des choses; tandis que Jésus-Christ est à l’origine de la foi chrétienne. Or, selon une donnée de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, 45 % des gens du Québec ont une image négative de la religion. Cela se traduit, notamment, par la crainte de voir 25 000 migrants de confession largement musulmane arriver au Canada.

Comment aider les nôtres à passer à l’accueil des personnes plutôt que de rester dans le soupçon et la condamnation de la religion qu’elles pratiquent? L’un des moyens est de dresser une crèche de Noël à l’extérieur de la maison, près de la rue. La crèche est une parole que tout le monde peut comprendre, car elle est simple, et l’accueillir, car elle est douce, chaleureuse et joyeuse. Qui a peur de la religion de la crèche?

Dresser une crèche par les rues est un acte missionnaire qui répond à la demande pressante du pape François de sortir et d’aller annoncer l’Évangile aux périphéries du monde. C’est un acte missionnaire parce que de plus en plus de nos concitoyens ignorent ou ont oublié le lien entre Noël et la naissance de Jésus à Bethléem. Noël reste néanmoins la fête de notre famille, même en l’absence de Jésus. “Crèches en fête”, c’est Joseph qui s’invite chez nous, avec Marie et l’enfant.»

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Un article à ce sujet a paru dans le site de La Nouvelle Union.

Source :

Jacinthe Lafrance
Service des communications - Diocèse de Nicolet
Tél. : 819 293-6871 ou communications@diocesenicolet.qc.ca

Information :

Gérard Marier, prêtre
Communauté du Désert : ledesert1@videotron.ca
819 758-1911

 

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