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En communion, Église de Nicolet

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Dernière mise à jour: 22 janvier 2009
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La formation à la vie chrétienne
[Novembre-Décembre 2008]

Pour chaque numéro de la revue En Communion, l'équipe de rédaction de la revue met un minimum de trois articles à votre disposition sur notre site Internet.

Les articles de la revue disponible en ligne :

  1. Propos de la rédaction - « Ce qui existe »
  2. Billet de l'évêque - Elle est vivante la Parole

Derniers numéros de la revue

- Quand c'est fondamental pour vous...
Vol. 22, N° 06, Juin-Juillet 2009
- Les journées sociales
Vol. 22, N° 05, Avril-Mai 2009
- Les relations des chrétiens avec la terre
Vol. 22, N° 04, Mars 2009
- De l'église à l'Église
Vol. 22, N° 03, Janvier-Février 2009
- La formation à la vie chrétiene
Vol. 22, N° 02, Novembre-Décembre 2008
- Ayez du coeur les uns pour les autres!
Vol. 22, N° 01, Septembre-Octobre 2008
- Semée, la Parole a germé!
Vol. 21, N° 06, Juin-Juillet-Août 2008
- Garder la foi!
Vol. 21, N° 05, Avril-Mai 2008

PROPOS DE LA RÉDACTION


« Ce qui existe »

J. Martyne Desmeules, responsable des communications sociales

Pour une majorité de chrétiens qui, comme moi, le sont de naissance, par le baptême reçu en tradition familiale, la Foi est un bien grand concept, mystérieux. D’abord parce qu’elle nous a été bien souvent transmise sans de profondes explications; sans réelles ouvertures vers les Grandes Questions – voilà qu’Il est venu, a vécu et est mort pour nous, nous Lui devons cette vie éternelle qui nous est promise – fin de l’histoire. Ensuite, parce que nous ne pouvions remettre en question aucune des doctrines présentées. Cela était, cela est et cela sera.

Ma génération, comme bien d’autres précédentes, pratique une forme de dévotion bien particulière : en solitaire, dans l’ombre d’une cérémonie dominicale qui encore là s’estompe jusqu’à devenir occasionnelle dès que le joug familial ne veille plus au grain.

Une Foi filiale, donc, comme un héritage reçu dans l’amour, certes, mais sans suite. Comme un cadeau dont on laisserait la majeure partie des pièces au fond d’une boite. Que serait un casse-tête ayant pour image une infinie beauté, si les morceaux éparpillés étaient ailleurs, cachés, perdus? Qu’est, à ce compte, la Foi sans tous les outils mis à notre disposition pour l’approfondir, l’embellir, la rendre à la fois souple et solide, généreuse et incommensurablement bienveillante?

Jésus frappe à la porteJe n’en ai constaté les failles que récemment, aidée par ma collègue Carmen, que je côtoie depuis avec un plaisir sans nom. En entrant dans son bureau, aux services diocésains, on est immédiatement saisis par une splendide œuvre de Sylvie Coulombe. Jésus, humble, cogne à la porte d’une demeure. Et attend.

- Mais, qu’attend-il, au juste?
- Il attend ton offre, me dit Carmen.
- Mon offre de quoi?
- Il attend que tu lui offres d’entrer, Martyne. Jésus ne s’invite pas comme ça chez les gens sans avoir d’abord la permission de le faire, sans y être invité.
- Et comment je fais, pour lui signifier d’entrer? Je lui dis?

Non seulement je dois lui dire, mais avant, je dois moi-même décider de la place que je lui accorderai, une fois entré. Je dois également décider des espaces que je lui laisserai visiter chez moi, des objets de mon jardin qu’il pourra observer et décider des pièces de mon cœur que j’ai envie de décloisonner pour lui laisser sa place. Et lui donner, qui sait? l’occasion de retrouver avec nous ces pièces manquantes du casse-tête.

La formation à la vie chrétienneDans les orientations diocésaines pour l’évangélisation, produites en 2001 par le Diocèse, un point m’a réellement interpellé : « Entrevoir la foi comme une découverte à faire, un cheminement à poursuivre sans cesse ». Évidemment, pour ce faire, il faut prendre conscience que bien malgré soi se trouve quelque part des morceaux manquants au casse-tête. Ces morceaux qu’on n’avait pas déballés, au moment de l’accueil traditionnel de Dieu, au moment de la transmission des connaissances. Ces morceaux qui étaient là, souvent près, mais auxquels on ne référait pas trop, par habitude de leur absence. Comme quand on ne remarque plus un trou dans un mur après le passage des années. Surtout si quelqu’un a eu l’idée de poser une jolie toile devant le trou. On remarque la toile, sans réfléchir à sa fonction : cacher l’absence.

De cette magnifique peinture dans le bureau de Carmen jusqu’à tous les parcours et toutes les offres qui vous sont présentés dans le dossier spécial de cette parution, j’espère que vous saurez les imprimer, les multiplier, en autant de petits morceaux de casse-tête pour distribuer. Distribuer aux gens qui, comme moi, ignoraient qu’il était possible de constituer l’image promise sur la boîte. Suffit de connaître les missionnaires capables de guider vers ce partage. Pour qu’ensemble, on mette bien à profit, les uns pour les autres, ce cadeau de Dieu. Cet « Ayez du cœur » qui prend tout son sens dans la mutualité des découvertes, dans la générosité des offres, dans le partage des formations et cheminements qui vous seront présentés. Parce qu’on devrait tous avoir la chance de savoir qu’ils existent. Pour nous. En Lui.


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