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En communion, Église de Nicolet

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Dernière mise à jour: 10 avril 2009
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Les relations des chrétiens avec la terre
[Mars 2009]

Pour chaque numéro de la revue En Communion, l'équipe de rédaction de la revue met un minimum de trois articles à votre disposition sur notre site Internet.

Les articles de la revue disponible en ligne :

  1. Propos de la rédaction - Il y a un jardin
  2. Billet de l'évêque - Un coeur de pasteur
  3. « Tout naturel »

Derniers numéros de la revue

- Quand c'est fondamental pour vous...
Vol. 22, N° 06, Juin-Juillet 2009
- Les journées sociales
Vol. 22, N° 05, Avril-Mai 2009
- Les relations des chrétiens avec la terre
Vol. 22, N° 04, Mars 2009
- De l'église à l'Église
Vol. 22, N° 03, Janvier-Février 2009
- La formation à la vie chrétiene
Vol. 22, N° 02, Novembre-Décembre 2008
- Ayez du coeur les uns pour les autres!
Vol. 22, N° 01, Septembre-Octobre 2008
- Semée, la Parole a germé!
Vol. 21, N° 06, Juin-Juillet-Août 2008
- Garder la foi!
Vol. 21, N° 05, Avril-Mai 2008

LES RELATIONS DES CHRÉTIENS AVEC LA TERRE


« Tout naturel »

Jean-Claude Poitras, Curé de St-Cyrille-de-Wendover

Jean-Claude PoitrasComme pour plusieurs personnes, le contact avec la nature est pour moi une source de renouvellement tant physique, que psychique et spirituel. Pourquoi? Je pense que c’est à cause de l’expérience de communion que j’y fais.

Dans la nature, même si je suis seul, je ne ressens pas vraiment la solitude. Le chant de l’oiseau, le craquement d’une branche, la douceur de la brise, la tendresse d’un rayon de soleil, l’odeur d’un pin géant ou le parfum d’une fleur sauvage, la gifle du vent d’hiver, la clapotis d’un ruisseau, le scintillement des étoiles, le miroitement de la lumière à la surface d’un lac, la multitude des verts dans un paysage de montagne ou l’éclatante blancheur de la neige gardent mes sens constamment en éveil et deviennent autant de manières que la nature prend pour me toucher, pour me signifier sa présence. Comment être en pleine nature sans se sentir en communion avec elle, si généreuse et si mystérieuse, elle qui ne cesse de susciter mon émerveillement?

Suivre un sentier en forêt ou en montagne, pagayer sur une rivière, contempler un ciel étoilé ou glisser sur la neige durant des kilomètres sont pour moi autant de moments de silence et d’intériorité,  qui me permettent de saisir un peu mieux ce que je vis, ce qui m’habite, ce qui est essentiel pour moi. Fréquenter la nature c’est comme marcher avec l’ami-e qui me connaît depuis longtemps, qui m’accueille tel que je suis, qui me met face à moi-même par son silence, qui me permet de mieux me connaître. Comment fréquenter la nature sans se sentir en communion avec soi-même?

Plonger au cœur de la nature ne serait-ce que quelques heures ou quelques jours, m’éloignant ainsi des préoccupations et des bruits du quotidien, ce n’est pas oublier les autres mais prendre une distance pour les retrouver souvent avec un regard renouvelé car la nature qui m’apprend à m’émerveiller m’invite à poser sur les autres un regard disponible à l’émerveillement. De même, me retrouver en nature avec d’autres est souvent un moment privilégié de rencontre car en nature, les rôles et les titres s’estompent; le rythme de vie plus lent favorise l’écoute; les défis relevés ensemble et les tâches partagées lors d’un séjour prolongé rapprochent. Oui, la nature nourrit mon besoin de communion avec les autres.

Par sa beauté et sa grandeur, par sa force et son humilité, par sa patience et sa persévérance, par son silence et son mystère, par sa diversité et son harmonie, par sa fragilité et sa vulnérabilité, par sa générosité et sa vivacité la nature ne cesse de m’émerveiller, de m’interpeller, de m’enseigner ses lois de vie comme si elle me voulait plus vivant, plus grand. Me laisser apprivoiser par la nature c’est entendre une parole pour la vie; me laisser apprivoiser par la nature c’est devenir disponible à une autre Parole qui me veut toujours plus vivant. Comment être à l’écoute de la nature sans se sentir en communion avec Celui qui révèle une part de son mystère à travers elle?

En écrivant ces quelques mots, je me suis rappelé mes vacances d’été sur la ferme de mes grands-parents, mes aventures dans le scoutisme. Si l’amour de la nature de se donne pas, il s’éveille comme tout amour.
     

 


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